Valenciennes, ville de tradition artistique !
On surnomme Valenciennes l’Athènes du Nord, et cela est justifié !
Les nombreuses sculptures et œuvres d’art croisés dans les rues de la ville, en plus des nombreux bâtiments historiques, ne font que confirmer cette dénomination prestigieuse… Les premières traces de cette culture artistique remontent au moyen âge avec des artistes comme André Beauneveu à qui le roi de France Charles V commanda les gisants de sa famille dès le XIVe siècle. Mais c’est au XVe siècle grâce notamment à la confrérie Saint-Luc, puis à l’académie de peinture et de sculpture fondée en 1782 que les arts prirent toute
leur place en ville. Cette
académie
fondée par le
prévot Pujol de Mortry s’installe dès 1864 dans le centre dans un bâtiment construit pour l’occasion : les écoles académiques (4 rue Ferrand, médiathèque depuis 2005). La qualité de l’enseignement inculqué au sein de l’école des Beaux-Arts en fera une référence nationale et internationale puisque ce seront 48 de ses élèves qui remporteront un prix de Rome… Un record qui fait de Valenciennes un berceau artistique mondialement reconnu, porté par des artistes de renom tels qu’Antoine Watteau, Jean-Baptiste, Carpeaux, Lucien Brasseur, Lucien Jonas, Gustave Crauk…
De nombreuses œuvres de ces artistes sont visibles en ville mais aussi dans le jardin des prix de Rome ainsi qu’au jardin de la Rhônelle !
Aujourd‘hui, cette tradition artistique est toujours vivante… l’école des beaux-arts, la filière dédiée de l’université Polytechnique des Hauts-de-France et Rubika en sont les principaux étendards !

Le berceau de la mine !
En 1713, le traité de d’Utrecht fixe la frontière entre la France et l’Espagne et prive le royaume de France des charbonnages de Mons et Charleroi. Ce rattachement a pour conséquence sur le territoire de grandes difficultés d’approvisionnement en charbon, essentiel
alors dans les
foyers, mais extrait en grande
partie en région Wallonne… C’est alors que débute la quête du premier filon de charbon en France, et ce n’est qu’en 1720 à Fresnes-sur-Escaut que fut découverte la première gaïette !
C’est le début de l’histoire de l’exploitation minière qui durera dans le Valenciennois plus de 270 ans, et qui modifiera en profondeur le visage de nombreuses communes du territoire au fur et à mesure de l’exploitation du filon : Fresnes-sur-Escaut, Condé-sur-l’Escaut, Anzin, Wallers… Avec la naissance de la compagnie des mines d’Anzin, plus puissante compagnie des mines à l’époque, les paysages et la condition humaine des ouvriers évolua : création des corons et des cités minières, construction d’ouvrages d’art (voies de chemin de fer), émergence de terrils et de chevalement… Cette période fut marquée par des drames humains, mais aussi par la naissance de traditions et d’une condition sociale nouvelle.
La fin de l’épopée minière (en 1988 pour la fosse Ledoux de Condé-sur-l’Escaut) marquera le début du défi de la reconstruction de l’économie du territoire, mais pas l’oubli de ces années de travail et de ce patrimoine vivant et paysager. En 2012, l’Unesco reconnaitra ce paysage évolutif vivant en tant que Paysage Culturel inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.