La crypte Saint-Médard.

La crypte est la seule partie de l’église principale à avoir échappé aux démolitions qui ont suivi la vente de l’abbaye comme bien national en 1791. Elle se compose à l’intérieur d’une dizaine de chapelles desservies par un couloir transversal. La crypte abritait le tombeau de l’évêque Médard ainsi que ceux de Clotaire et Sigebert, fils et petit-fils de Clovis. Le musée conserve plusieurs chapiteaux trouvés sur le site ainsi qu’une très belle tête de Clotaire du XIII e siècle.

 

La cathédrale SaintGervais-Saint-Protais.

Presque complètement isolée à la suite des destructions de la Révolution à la Première Guerre mondiale, la cathédrale faisait partie au Moyen-Age d’un ensemble réunissant les quartiers épiscopal et canonial. Contemporaine de Notre Dame-de-Chartres, on y saisit mieux qu’ailleurs le passage de la première architecture gothique à l’art du XIII e siècle. A noter, face au remarquable bras sud du transept, le tableau de Rubens : l’Adoration des Bergers.

 

L’abbaye Saint-Jeandes-Vignes.

Autre témoin de l’activité intense des chantiers au XIII e siècle, l’abbaye Saint-Jean-desVignes se repère facilement grâce à ses deux flèches élancées qui dominent le paysage urbain. Issue de la réforme grégorienne, l’abbaye réunit 80 chanoines autour de la règle de Saint-Augustin. L’importance de la communauté entraîne un programme de restauration dont il subsiste le cloître, le réfectoire, le cellier et la façade occidentale de l’église. D’anciens bâtiments abbatiaux abritent sur le site le Centre Départemental d’Archéologie et le Centre d’Etude des Peintures Murales Romaines. La salle d’exposition de l’Arsenal témoigne aussi de l’occupation militaire du site après la Révolution française.

 

L’abbaye Saint-Léger et le Musée.

L’abbaye tient son nom de l’évêque d’Autun, Saint-Léger, martyrisé au VII e siècle, dont la mère s’était retirée à l’abbaye Notre-Dame de Soissons. Fondée en 1139, l’abbaye fait suite à une communauté de chanoines séculiers dont la plus ancienne mention remonte à 1070. L’abbaye abrite les collections du musée depuis 1933. Une riche collection archéologique met en valeur les fouilles réalisées dans la vallée de l’Aisne depuis les années 70. La salle de peinture présente des œuvres liées à l’histoire locale (Largillière, Daumier, Pellegrini…) mais aussi de la peinture flamande, italienne et française. L’histoire de la ville est évoquée autour du plan reliquaire du XVI e siècle et de nombreuses expositions temporaires confrontent le public à l’art contemporain.

 

L’Hôtel de Ville.

Sur les bords de l’Aisne, l’Hôtel de Ville occupe les murs de l’ancien Palais de l’Intendance édifié de 1772 à 1775 sur les fondations de l’ancien château comtal. Résidence de l’Intendant jusqu’en 1789, le palais devient simple hôtel de district, puis Ecole Centrale jusqu’en 1801. Après avoir abrité la bibliothèque et le musée, l’édifice est cédé à la municipalité en 1836. On peut encore y voir quelques aménagements et décors mobiliers du XVIII e siècle.

 

La place Fernand Marquigny.

Cette place du centre ville est une création des années 20. Située entre les vestiges romans de l’abbaye Notre-Dame et la cathédrale dont elle met en valeur le chevet, elle occupe un vaste espace bordé par des immeubles de style art-déco. Au centre de la place, un monument conçu avant la Première Guerre mondiale pour illustrer l’histoire de la ville est inauguré en 1935 par le président de la République Albert Lebrun. Sculptée par Lamourdedieu, une des faces du monument illustre le célèbre épisode du vase de Soissons.